· Par Aymen Khaldi
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La facture augmente après la migration. C'est le constat que font la plupart des organisations à douze mois, et il surprend d'autant plus qu'il contredit le dossier d'investissement initial. Il n'y a pourtant rien d'anormal.
Pourquoi le rehost coûte plus cher
Une machine virtuelle dimensionnée pour un pic annuel, migrée telle quelle, reste dimensionnée pour ce pic — mais elle est désormais facturée à l'heure au lieu d'être amortie. Le cloud facture l'élasticité que vous n'utilisez pas.
Les gains réels viennent d'ailleurs : de la capacité à réduire la taille hors période de charge, à remplacer un serveur permanent par un service consommé à l'appel, ou à supprimer une couche entière au profit d'un service managé. Rien de tout cela n'arrive par le seul fait de déplacer l'image disque.
L’arbitrage qu’il faut poser application par application
- Rehost — rapide, sans gain économique, justifié uniquement par une sortie de datacenter contrainte par un calendrier.
- Replatform — remplacement des composants d'infrastructure par leurs équivalents managés. Effort modéré, gains réels sur l'exploitation.
- Refactor — réécriture partielle pour tirer parti de l'élasticité. Effort significatif, seul chemin vers une baisse durable de la facture.
- Retire — l'option la plus rentable, et la plus souvent oubliée. Une migration est le meilleur moment pour constater qu'une application n'a plus d'utilisateurs.
Ce que nous recommandons
Qualifier le patrimoine avant de choisir une trajectoire, et accepter que la réponse diffère par application. Un programme qui applique le même traitement à cent applications a pris une décision par défaut, pas une décision.
Et instrumenter les coûts dès la première vague. Une visibilité obtenue après coup ne change rien aux arbitrages déjà figés.
